Cartes postales de la destruction entre 1914 et 1918

Voici une série de cartes postales présentant des rues et maisons de Vailly-sur-Aisne ainsi que son église et son hôtel de ville détruits durant la Grande Guerre. Ces photos vous serviront à préciser la nature de la destruction proposée pour notre enquête labellisée dans le cadre du centenaire 1917-2017. Elles sont groupées par 3 ou 4 pour faciliter le défilement sur écran et sont au nombre de 11. S’ajoute une douzième planche isolée du « chien fidèle cherchant à défendre son ancienne maison » devant l’arrivée des Allemands. Publiée par le magazine « the Sphere » je n’en connais pas l’histoire ni l’authenticité. Est-ce une simple image de propagande ou correspond-elle à un fait réel, nous ne savons. Elle fait partie d’une série intitulée « galerie patriotique » publiée par A. Noyer, Imp. Edit., 22 rue Ravignan, Paris. Sans date, mais probablement 1914, éventuellement 1915.

Participation au Centenaire 1917-2017

Nous disposons des clichés ci-dessous pour améliorer notre connaissance des destructions à Vailly durant la Première Guerre mondiale. Dans ce but nous allons reporter sur le fond cadastral de 1832 les immeubles qui apparaissent sur les photos.

en rouge = destruction

en vert = toiture existante

en jaune = non déterminé

Pour plus de commodité le territoire communal bâti a été divisé en cinq secteurs : centre ville, Saint-Précord, Sommecourt, La Rivière et Les Jardinets qui ne comptent que peu de maisons.

Les photos disponibles pour l’étude sont les suivantes, d’autres seront peut-être trouvées d’ici l’automne. L’étude peut être avantageusement complétée par l’examen des cartes postales de la collection Daniel Siret que Daniel a mises en ligne ici : https://cartes.vailly-sur-aisne.org/

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Le fond cadastral de 1832 :

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Les membres de l’Apev qui se sont portés volontaires pour étudier ces éléments et reporter les couleurs sur les immeubles recevront ces images en meilleure définition. Elles seront accompagnées de quelques captures d’écran d’une vidéo de décembre 1918.

Notre projet 2017 labellisé par le Comité de la Mission du Centenaire

Logo du Centenaire     Adolescent j’ai souvent entendu dire à Vailly : « seules trois maisons étaient intactes après la Première Guerre mondiale ». Et on citait alors : la ‘maison Menot’, rue de Sommecourt, la ‘droguerie Boureux’, rue A. Legris et la ‘Kommandantur’, Place Bouvines. Il est certain que cette assertion doit bien correspondre à une certaine logique de la part des habitants, mais ne peut être considérée comme exacte. Sans doute s’agissait-il de maisons ayant conservé murs et toiture et qui aux yeux des Vaillysiens revenus au bourg présentaient un aspect de conservation suffisant. Nous étions alors une quarantaine d’années après le conflit, espace de temps raisonnable pour qu’une mémoire colportée soit encore fiable : ce sont les parents des habitants qui avaient vu les destructions et témoignaient.

     Sur quoi s’appuyer pour tenter d’y voir plus clair ? Les dossiers de ‘dommages de guerre’ ont hélas été détruits pour cause de surnombre aux Archives Départementales, étant seuls conservés des dossiers témoins sensés pouvoir être représentatifs de l’ensemble, gardés selon des critères forcément subjectifs. Cette piste n’est pas exploitable. De très nombreuses photographies et cartes postales sont elles utilisables, sans constituer évidemment un état des lieux exhaustif. S’ajoute encore quelques photographies aériennes fort précieuses puisqu’elles ont enregistré un aperçu global de la ville et de ses maisons au-dessus des immeubles. On peut considérer par exemple qu’un immeuble qui a conservé sa toiture n’est pas détruit au moment de la prise de vue.

     C’est donc à  partir de ces données que nous avons le projet de comptabiliser les destructions. Il s’agira de pointer quartier par quartier, de situer sur plan cadastral ancien et de restituer au public le bilan chiffré de cette recherche, lors des prochaines « Journées européennes du Patrimoine » en septembre 2017.

     Nous avons proposé l’examen de notre dossier à la Mission Départementale du Centenaire « Chemin des Dames » et le Comité national de la Mission du Centenaire présidé par l’historien Antoine Prost a décidé d’attribuer le label « Centenaire » à notre projet. Celui-ci fait donc désormais partie du programme national officiel du Centenaire, disponible sur le portail internet ‘centenaire.org’. C’est pourquoi l’entête de cet article expose le logo officiel du Centenaire et nous sommes honorés de cette forme de reconnaissance qui toutefois nous oblige dans l’exercice que nous présentons et nous comptons sur la participation rigoureuse de nos membres pour le mener à bien. A cette fin nous demandons à nos compatriotes qui disposeraient dans leur collection ou archives personnelles de documents (photographies aériennes notamment) de bien vouloir nous les confier momentanément et nous les en remercions par avance.

Ci-dessous : type de document qui peut être étudié avec précision, il s’agit d’une photographie aérienne de Vailly en mai 1917, après la bataille très destructrice du 16 avril.

photographie aérienne de mai 1917

Voeux 2017

Le président de Patrimoine et Environnement Vaillysiens exprime au nom de l’APEV aux adhérents de l’association, aux Vaillysiens et aux lectrices et lecteurs, ses voeux d’une Année 2017 paisible et enjouée. Que notre association qui sera présente dans le cadre du centenaire 1917-2017, apporte à ses membres et ses sympathisants la possibilité de trouver dans l’évocation d’un passé douloureux les ressources nécessaires pour affronter les difficultés de notre époque avec le recul nécessaire qui permet de relativiser notre pessimisme actuel parfois excessif. Croyez aux forces de la vie et à l’efficacité de l’action personnelle pour faire progresser le bien commun.

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Journées du Patrimoine 2016

Un essai de variation dans nos actions vaillysiennes propres à faire connaître le patrimoine local. Essai que l’on pourrait qualifier de non satisfaisant, non pour l’association et ses membres les plus actifs, mais pour le but recherché, parce que le public a boudé : peu de participants, que ce soit le samedi ou le dimanche. Faut-il chercher des raisons ? Trop de Vaillysiens ont préféré rester chez eux, c’est tout, voilà pour le constat. Peut-être parce qu’ils pensent connaître assez leur patrimoine pour ne pas avoir utilité à entendre une révision des principaux points d’intérêt au cours d’une balade.

Nous avons donc déambulé après avoir entendu les commentaires précis de Serge Véron entre canal et Aisne, sur les événements de 1914 et de 1944, renforcés précieusement par le matériel automobile présenté par M. Rigaux et les frères Philippot, une Jeep et un Dodge.

le groupe au départ

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Notre parcours a été accompagné des remarques apportées le samedi par Françoise Lebrun et par moi-même le dimanche. Bernard Cagniet, qui connaît bien ‘son Saint-Précord’  a apporté ses propres anecdotes. L’Apev fut à la hauteur de la mission qu’elle s’est donnée au travers de la proposition formulée et conduite par Elizabeth Dény .

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Ceux ou celles des associations vaillysiennes qui avaient laissé entendre lors de réunions préparatoires qu’elles nous épauleraient se sont montrés bien discrets. Mention particulière aux Archers de Vailly dont le président Serge Lebègue est membre de l’Apev : son association a exposé de forts intéressants documents et a contrôlé des démonstrations de tir à l’arc, hélas peu suivies également.

exposition des archers

exposition réalisée par les "Archers de Vailly", photos : E. Dény.

exposition réalisée par les « Archers de Vailly », photos : E. Dény.

Quant à la visite de l’église Notre-Dame elle fut rendue possible par la présence ininterrompue de nos membres volontaires toute l’après-midi des deux jours. Grand merci également à eux, qui ont accueilli quelques visiteurs surpris de découvrir la richesse insoupçonnée de cet édifice devant lequel ils passent ordinairement sans lui porter d’attention.  Merci enfin aux commerçants de la rue d’Aisne (parole d’anciens…) qui ont accepté d’apposer en vitrines quelques reproductions de cartes ou photos anciennes de leur commerce.

Comme de coutume cette promenade s’est terminée par un moment de convivialité dans la Salle Culturelle de Vailly :

Instants conviviaux

Journées du Patrimoine 2016

programme des JdP 2016

Différents points d’animation retiendront l’attention du public lors d’une marche qui avoisinera deux heures trente et se terminera à la Salle Culturelle par une présentation finale. Le départ quant à lui s’effectuera entre les deux ponts.

Une collation sera servie le samedi et un vin d’honneur le dimanche. Nous vous attendons nombreux.

Paysage urbain, point de vue rural.

Ce premier jour de mai 2016 le bourg de Vailly-sur-Aisne anesthésié par la froideur de l’aube resplendit soudain dans la lumière d’un matin clair de vrai printemps. La turgescence dernière des bourgeons empourprés explose dans les tendres verts qui nimbent maintenant les toitures rougies des faubourgs et celles ardoisées du centre historique. Sans doute et à mon point de vue, l’un des plus agréables coups d’oeil sur Vailly en 2016, l’une des plus signifiantes vues sur l’église Notre-Dame. Les marcheurs du jour s’arrêteront, surpris lors de sa découverte.

Vailly depuis le pied de la Marjolaine

Eglise Notre-Dame de Vailly

Une lecture historique de ce paysage urbain renseigne sur l’évolution de la ville. Au centre de l’ellipse des remparts arrasés et des fossés comblés bat encore le coeur de l’ancienne ville médiévale prise par « eschellement » en 1358 ou par assaut en octobre 1914, parmi tant d’autres attaques inutiles et destructrices. Ville elle fut nommée au IXe siècle, ville elle demeure au XXIe siècle selon les critères de l’administration.

Dernier vestige quasiment neuf de la ville, l’église rajeunie, qui n’a guère qu’un siècle depuis son relooking des années Vingt trône en majesté et semble encore gouverner et orienter au sens propre ce paysage urbain photographié ce jour en contrebas de ‘La Marjolaine‘, lieudit célèbre de nos courses enfantines et dangereuses qu’a retenu le poète vaillysien Raymond Genty dans son recueil « Les chansons de la Marjolaine » publié en 1932 et réédité par notre association et Philippe Battefort en 2003.

Chansons de la Marjolaine

Ce ‘point de vue’ laisse entendre que d’autres ont des raisons d’être ou de ne plus être. Au sens figuré un Vaillysien pourra toujours préféré une autre vue. Au sens propre, derrière les rideaux végétaux que les ans tirent devant nos fenêtres d’observation, un paysage, un point de vue signalé, peut fort bien être anéanti. Ainsi en est-il par exemple du paysage rural que constituait la vue d’ensemble sur le bourg depuis la colline de « l’Abondin » aujourd’hui masqué par de grands pins. Cet autre lieudit mythique, qui du moins le fut dans l’Entre-deux-guerres et jusqu’aux années Soixante-dix environ, recevait alors la visite régulière des Vaillysiens de tous âges qui venaient là chercher leur maison, contempler ce que l’attrait du pays natal rendait ici (com)préhensible. Une vue qui touche, un ‘mons mirabilis’ mont d’où l’on voit et qui est perçu de loin., soit encore Montmirel ou Mirabeau, c’est tout comme. Depuis le « Jeu de Paume », les mains sur le guidon du vélo, j’attendais dans mes jeunes années le moment d’atteindre ce que depuis le bas je distinguai pleinement et que dès lors je me languissai de visualiser autrement le monde, depuis les rochers du haut qui éventuellement formaient aussi un terrain interdit de motocross improvisé.  Souvenirs, souvenirs, la preuve :

une des familles vaillysiennes sur les rochers de l'Abondin en 1944.

une des familles vaillysiennes sur les rochers de l’Abondin en 1944. Mon père est alors retenu malgré lui en Poméranie et moi je ne suis nulle part. Présence des familles Boureux, Vernet, Bonhomme, Régnard et ??

Vailly depuis l'Abondin en 1964

Vailly depuis l’Abondin en 1964

L’endroit lui-même, attrayant en soi, était de plus agrémenté par une « cabane du général » que le général Paul Vignier, très connu à Vailly, avait fait construire pour les jeux de ses enfants. Elle fut utilisée jusque vers 1975 par des Vaillysiens en promenade, puis saccagée et conséquemment démantelée. Sic transit gloria mundi, c’est bien dommage pour l’Abondin que nous avons connue, arpentée en tous sens et aimée. La Peugeot 404 donne partiellement l’échelle du temps et des lieux.

"cabane" du général Vignier à l'Abondin, photographie JP Boureux, 1964.

« cabane » du général Vignier à l’Abondin, photographie JP Boureux, 1964.

Histoire de Vailly

portrait du général Paul Vignier

Portrait du Général Paul Vignier dans son ouvrage ci-dessus publié en 1927 par la Société Historique de Soissons ou en tirage spécial limité.

 

du nouveau sur deux sculptures de l’église N.-Dame de Vailly

Jean-Pierre Boureux, président de notre association a mis en ligne sur son blog perso « Voirdit » une étude sur deux animaux représentés en haut des contreforts de la façade :

ours et cerf sur la façade

cerf et ours sur la façade

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c’est ici : http://voirdit.blog.lemonde.fr/2015/11/26/ours-et-cerf-affrontes-sur-la-facade-de-notre-dame-de-vailly-sur-aisne/

Elle complète l’article publié dans le Bulletin paroissial « Sources Vives » de novembre 2015.

Journées européennes du Patrimoine 2015

Le thème général de ces journées est le patrimoine du XXIe siècle. Nous avons retenu celui de l’eau qui va devenir une préoccupation majeure sur la planète dans les décennies à venir. Pour l’illustrer simplement nous avons sélectionné une quarantaine de photographies qui ont été présentées dans la chapelle Saint-Vincent de l’église Notre-Dame.

Affiche Patrimoine 2015

Deux photographes de l’Association Patrimoine et Environnement Vaillysiens, Jean-Pierre Boureux et Alain Lecler, vous proposent de visualiser leurs clichés sur le thème des eaux dans le secteur géographique de la vallée de l’Aisne. Quarante photographies ont été sélectionnées en raison de leur intérêt documentaire, elles illustrent l’étendue de ces eaux : Aisne, canal et ballastières ou encore étangs consécutifs à leur réaménagement obligatoire après exploitation. Elles présentent également certains de leurs habitants en fonction des découvertes des auteurs dans le milieu naturel.

Notre sélection a suivi une part de subjectivité, elle présente d’abord ce qui nous a semblé agréable à voir, ou curieux à observer, au sol ou depuis le ciel. Vous risquez bien de tomber dans un émerveillement trompeur. Nos eaux sont en effet menacées par nos activités humaines, hélas polluantes et destructrices du milieu. La disparition de certaines espèces n’est plus à démontrer et ne relève pas de la pression d’une écologie qui serait partisane, elle est bien réelle et mesurable, notamment chez les batraciens et les insectes. Où sont par exemple les jolies et potelées rainettes d’antan (Hyla arborea), à la poche gonflable sous la gorge ? Je ne les ai pas retrouvées pour les photographier alors qu’elles abon-daient dans les soirs d’été de mon adolescence vaillysienne au tournant des années Soixante.

Alors dans cette église que vous pourrez visiter en même temps que notre exposition et dans laquelle, comme dans tout édifice religieux au travers du monde, l’eau signifie purification, ayez une pensée forte à l’égard de la protection de la vie. Cette vie, en toutes ses manifestations, est menacée, car tout est lié en ce monde et la disparition des espèces signifierait à terme celle de l’Homme. Une encyclique du Pape François vient à point nommé nous le rappeler, sous la protection de saint François d’Assise, l’ami des créatures. Elle a pour titre « Laudato si » et nos photographies à leur manière sont suspendues sur la même longueur d’onde.

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe. » François d’Assise, Cantique des créatures.

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AerienAlainGPWVailly dans l’espace de ses anciens remparts et au-dessus l’Aisne et le canal. Ci-dessous paysages des milieux humides et leurs plantes ou animaux familiers de ces zones baignées par l’eau.

le "cimetière des bâteaux" près du Grand Large à Vailly

le « cimetière des bâteaux » près du Grand Large à Vailly

l'écluse, étape obligée sur un canal, est souvent automatisée aujourd'hui.

l’écluse, étape obligée sur un canal, est souvent automatisée aujourd’hui.

 

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Une oie et des colverts, des pêcheurs, ceci constitue le spectacle de l’eau, sa tranquillité, ses paysages en miroirs superposés, là où le rêve devient réalité, à moins que ce ne soit l’inverse

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la Grande aeschne s’applique à pondre dans la mousse humide de la rive et nous montre ses gros yeux, ses couleurs comme celles d’un émail cloisonné

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naissance de deux jeunes couleuvres à collier. Les oeufs, une soixantaine, sont restés au chaud dans un tas d’herbes pourrissantes depuis quelques mois, le museau des jeunes vient d’en briser la membrane élastique. Les petites couleuvres mesurent déjà une dizaine de centimètres mais vont sortir très lentement, souvent plusieurs dizaines de minutes sont nécessaires lors de cette éclosion.

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Depuis une vingtaine d’années ce splendide oiseau migrateur qui nichait naguère exclusivement en bordure provençale des rives du Rhône, a entamé un ample mouvement de colonisation estivale de la France, jusqu’à nos latitudes. Craintif il lui faut des falaises de sable pour construire son nid au fond d’un terrier qu’il creuse en profondes galeries. Sa nourriture est constituée d’insectes variés dont de nombreux hyménoptères et des libellules ou papillons. D’où son nom commun de guêpier d’Europe. Il gagne fin août l’Afrique où il passe l’hiver. Cette année quelques couples patrouillaient encore le long des rives de l’Aisne jusque la mi-septembre.

L’escargot, d’ordinaire peu pressé, se réjouit de l’averse et s’impatiente : ses ‘cornes’ me font savoir qu’à 2 h 20 il est temps de clore ce message.

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Merci à toutes et tous, ceux qui nous aident à leur manière, soutiennent notre association selon leurs possibilités, et à nos nombreux visiteurs

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Clé de l’énigme

La réponse au concours était à trouver dans les parages des clés du Saint-Pierre du chevet de l’église. Si vous êtes plusieurs à avoir trouvé où observer, et un à avoir donné la réponse la plus proche sans parvenir à donner le justificatif, vous n’avez pas découvert ce qui va vous paraître à présent évident.

Nicolas Baudet a été sonneur de cloches, il l’est en 1714 comme il l’a gravé lui-même dans la pierre. Il faut chercher ici entre les deux statues :

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vous remarquez bientôt plusieurs graffiti dont celui qui nous intéresse. J’ai colorisé l’inscription :

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Il apparaît alors que notre Nicolas, ainsi que les autres taggeurs, avaient nécessairement accès à ces pierres de manière à graver facilement. Cela laisse entendre que la fenêtre ne devait pas avoir de verrière à l’époque, et qu’un escalier extérieur devait conduire au clocher en passant par cet endroit. L’hypothèse vient du fait que des marches aujourd’hui sans raison d’être sont visibles en dessous à droite. Elles ont servi un jour ou l’autre à accéder au clocher, pour sonner et surtout guetter et donner l’alerte. Elles sont sans doute les témoins des dangers de la guerre de Cent Ans lorsque Vailly était protégé par un rempart dont nos ‘Promenades’ sont la trace. Des guetteurs nommés par la milice formaient une garde permanente et se tenaient sur la dernière terrasse du clocher probablement pourvu d’un entourage avec créneaux et archères ou meurtrières. On voit un cas similaire à l’église de Vorges aujourd’hui, Bruyères devait être équipé semblablement.

Quant à Nicolas Baudet je n’ai rien trouvé d’autre à son sujet ! Pourtant il est lui aussi observateur et curieux des choses de la nature comme en témoigne le dessin qui complète sa gravure. On y voit une plante fleurie dont la fleur semble être une …. campanule, c’est-à-dire une fleur en forme de cloche. Ce n’est sans doute pas un hasard. Il connaissait peut être le latin, campana = cloche et son dérivé français « campanaire » désigne ce qui se rapporte aux cloches.

Observez et observez toujours, vous ne serez pas déçus, même si aujourd’hui vous n’avez pas gagné.

Nous récidiverons en 2016.